<?xml 
version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Gouvernance de l'internet et soci&#233;t&#233; de la connaissance</title>
	<link>http://www.smsi-territoires.net/</link>
	<description>Gouvernance de l'internet et soci&#233;t&#233; de la connaissance</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>




<item xml:lang="fr">
		<title>Rapport du Groupe de travail sur la gouvernance de l'Internet</title>
		<link>http://www.smsi-territoires.net/rapport-du-groupe-de-travail-sur-la-gouvernance-de-l-internet-article0074.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.smsi-territoires.net/rapport-du-groupe-de-travail-sur-la-gouvernance-de-l-internet-article0074.html</guid>
		<dc:date>2005-09-15T20:41:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Gouvernance de l'internet</dc:subject>

		<description>I.	Introduction 1.	Le pr&#233;sent rapport a &#233;t&#233; &#233;tabli par le Groupe de travail sur la gouvernance de l'Internet (GTGI), cr&#233;&#233; par le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de Organisation des Nations Unies conform&#233;ment au mandat qui lui a &#233;t&#233; confi&#233; au cours de la premi&#232;re phase du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI), qui s'est d&#233;roul&#233;e &#224; Gen&#232;ve du 10 au 12 d&#233;cembre 2003. Le GTGI comptait 40 membres repr&#233;sentant des &#201;tats, le secteur priv&#233; et la soci&#233;t&#233; civile, qui ont tous (...)

-
&lt;a href="http://www.smsi-territoires.net/liens-et-ressources-rubrique3.html" rel="directory"&gt;Liens et ressources&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.smsi-territoires.net/gouvernance-de-l-internet_mot17.html" rel="tag"&gt;Gouvernance de l'internet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;I.	Introduction&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1.	Le pr&#233;sent rapport a &#233;t&#233; &#233;tabli par le Groupe de travail sur la gouvernance de l'Internet (GTGI), cr&#233;&#233; par le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de Organisation des Nations Unies conform&#233;ment au mandat qui lui a &#233;t&#233; confi&#233; au cours de la premi&#232;re phase du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI), qui s'est d&#233;roul&#233;e &#224; Gen&#232;ve du 10 au 12 d&#233;cembre 2003. Le GTGI comptait 40 membres repr&#233;sentant des &#201;tats, le secteur priv&#233; et la soci&#233;t&#233; civile, qui ont tous particip&#233; &#224; ses travaux sur un pied d'&#233;galit&#233; et &#224; titre personnel. Il &#233;tait pr&#233;sid&#233; par M. Nitin Desai, Conseiller sp&#233;cial du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral pour le SMSI. La liste des membres du GTGI figure &#224; l'annexe.
2. 3.	Un rapport de base (d&#233;sign&#233; ci-apr&#232;s par l'expression &#171; le rapport de base &#187;) contenant la plus grande partie des documents produits par le GTGI est mis &#224; disposition s&#233;par&#233;ment. Il refl&#232;te la tr&#232;s grande diversit&#233; des opinions des membres du Groupe de travail et contient de nombreuses observations &#233;manant des parties prenantes. Le rapport de base indique clairement si un argument ou une opinion fait l'unanimit&#233; dans le Groupe de travail ou n'est avanc&#233; que par quelques-uns de ses membres. Tout en ne pr&#233;sentant pas le m&#234;me caract&#232;re officiel que le pr&#233;sent rapport, il peut &#234;tre utilis&#233; comme document de r&#233;f&#233;rence.
4. 5.	Le GTGI s'est r&#233;uni quatre fois &#224; Gen&#232;ve : du 23 au 25 novembre 2004, du 14 au 18 f&#233;vrier 2005, du 18 au 20 avril 2005 et du 14 au 17 juin 2005.
6. 7.	Le mandat du GTGI d&#233;coulait de la phase de Gen&#232;ve du SMSI, au cours de laquelle les chefs d'&#201;tat et de gouvernement ont pris acte de l'importance de l'Internet : ils ont d&#233;clar&#233; que l'Internet occupait une place centrale dans l'infrastructure de la soci&#233;t&#233; de l'information naissante, tout en soulignant qu'il existait des opinions divergentes quant &#224; l'ad&#233;quation des institutions et m&#233;canismes auxquels revenaient la gestion de processus et l'&#233;laboration des politiques concernant le r&#233;seau mondial. Pour cette raison, ils ont pri&#233; le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de cr&#233;er un groupe de travail sur la gouvernance de l'Internet afin de pr&#233;parer le terrain pour les n&#233;gociations qui auraient lieu lors de la deuxi&#232;me phase du SMSI, qui se d&#233;roulerait &#224; Tunis en novembre 2005.
8. 9.	La D&#233;claration de principes et le Plan d'action du SMSI adopt&#233;s &#224; Gen&#232;ve d&#233;finissent les param&#232;tres du GTGI et contiennent son mandat et son programme de travail. Dans ces documents, le GTGI est notamment pri&#233; &#171; d'&#233;tudier la gouvernance de l'Internet et &#233;ventuellement [de] proposer des mesures &#224; prendre &#187; d'ici &#224; 2005 , en s'attelant aux t&#226;ches suivantes :
10. &#8226;	&#201;laborer une d&#233;finition pratique de la gouvernance de l'Internet&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Identifier les questions d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral qui se rapportent &#224; la gouvernance de l'Internet&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Trouver un terrain d'entente concernant les r&#244;les et sph&#232;res de responsabilit&#233; respectifs des &#201;tats, des organisations internationales et autres forums en existence ainsi que du secteur priv&#233; et de la soci&#233;t&#233; civile, tant dans les pays en d&#233;veloppement que dans les pays d&#233;velopp&#233;s&lt;/p&gt; &lt;p&gt;11.	Dans l'exercice de ses fonctions, le GTGI s'est appuy&#233; essentiellement sur les principes de base du SMSI. Il a notamment accord&#233; une tr&#232;s grande importance au principe qui consiste &#224; garantir le fonctionnement stable et s&#233;curis&#233; de l'Internet. D&#232;s le d&#233;part, le Groupe de travail a donc d&#233;cid&#233; qu'il &#233;valuerait pleinement toutes les recommandations visant &#224; am&#233;liorer les dispositifs actuels en mati&#232;re de gouvernance &#224; la lumi&#232;re de ces principes.
12. 13.	Pour mieux comprendre les questions de gouvernance, le GTGI a jug&#233; utile d'examiner les diff&#233;rentes phases du d&#233;veloppement de l'Internet, du projet de recherche des ann&#233;es 60 &#224; l'infrastructure commerciale g&#233;n&#233;ralis&#233;e comptant plus d'un milliard d'utilisateurs connect&#233;s en 2004. Cette perspective historique lui a permis d'identifier les principes directeurs et les facteurs qui ont pr&#233;sid&#233; au d&#233;veloppement de l'Internet ou y ont contribu&#233;, notamment la nature ouverte et d&#233;centralis&#233;e de son architecture et le d&#233;veloppement technologique sous-jacent de ses normes fondamentales, ainsi que la gestion des noms et des num&#233;ros.
14.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	II.	D&#233;finition pratique de la notion de gouvernance de l'Internet&lt;/p&gt; &lt;p&gt;15.	Bien qu'il existe une communaut&#233; de vues en ce qui concerne l'Internet, tout le monde ne con&#231;oit pas encore la gouvernance de l'Internet de la m&#234;me fa&#231;on, et le SMSI a charg&#233; le GTGI d'en mettre au point une d&#233;finition pratique. Au cours des 10 ann&#233;es qu'il a fallu pour transformer en une &#171; ressource publique mondiale &#187; ce qui n'&#233;tait au d&#233;part qu'un r&#233;seau de recherche universitaire, de grandes divergences d'opinions sont apparues quant &#224; la port&#233;e de la gouvernance de l'Internet et &#224; ses m&#233;canismes.
16. 17.	Le GTGI a d'abord d&#233;cid&#233; que la d&#233;finition pratique de la gouvernance de l'Internet devait r&#233;pondre aux cinq crit&#232;res suivants : elle devait &#234;tre ad&#233;quate, g&#233;n&#233;ralisable, descriptive, concise et ax&#233;e sur les processus. Ensuite, il a analys&#233; une grande diversit&#233; de m&#233;canismes de gouvernance qui rel&#232;vent actuellement du secteur public, du secteur priv&#233; et de multiples parties prenantes pour diff&#233;rents aspects et fonctions de l'Internet. Enfin il est &#233;valu&#233; un certain nombre de d&#233;finitions possibles propos&#233;es par diverses parties au cours du processus du SMSI et des d&#233;bats internationaux y relatifs.
18. 19.	En tenant compte de ces crit&#232;res, de l'analyse des propositions susmentionn&#233;es ainsi que du d&#233;bat plus vaste engag&#233; entre les parties prenantes participant au SMSI, le GTGI et la communaut&#233; plus large des internautes, le Groupe de travail a arr&#234;t&#233; la d&#233;finition pratique suivante :
20. Il faut entendre par &#171; gouvernance de l'Internet &#187; l'&#233;laboration et l'application par les &#201;tats, le secteur priv&#233; et la soci&#233;t&#233; civile, dans le cadre de leurs r&#244;les respectifs, de principes, normes, r&#232;gles, proc&#233;dures de prise de d&#233;cisions et programmes communs propres &#224; modeler l'&#233;volution et l'utilisation de l'Internet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;21.	Cette d&#233;finition pratique renforce la notion de l'int&#233;gration des &#201;tats, du secteur priv&#233; et de la soci&#233;t&#233; civile dans les m&#233;canismes de la gouvernance de l'Internet. Elle tient compte par ailleurs du fait que pour certains aspects bien pr&#233;cis de la gouvernance de l'Internet, les diverses parties prenantes auront des int&#233;r&#234;ts, des t&#226;ches et un degr&#233; de participation diff&#233;rents, et qu'il y aura parfois chevauchement.
22. 23.	Il faut bien comprendre toutefois que la gouvernance de l'Internet recouvre davantage que la gestion des noms et adresses utilis&#233;s dans le r&#233;seau mondial et les questions dont s'occupe l'Internet Corporation for Assigned Names et qu'elle englobe aussi des questions de politique g&#233;n&#233;rale importantes, comme les ressources Internet critiques, la s&#233;curit&#233; et la s&#251;ret&#233; du r&#233;seau mondial et ce qui touche &#224; son d&#233;veloppement et &#224; l'utilisation qui en est faite.
24.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	III.	Identification des questions d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral qui se rapportent &#224; la gouvernance de l'Internet et &#233;valuation de l'ad&#233;quation des dispositifs de gouvernance existants&lt;/p&gt; &lt;p&gt;25.	Le GTGI s'est surtout int&#233;ress&#233; au recensement des questions d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral qui pourraient se rapporter &#224; la gouvernance de l'Internet, en application de l'alin&#233;a b) du paragraphe 13 du Plan d'action. Il a d&#233;cid&#233; d'adopter une approche large et de n'exclure aucune question qui pourrait se r&#233;v&#233;ler pertinente. Sur cette base, il a d&#233;termin&#233; qu'il existait quatre grands domaines d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral : 26. a)	Questions relatives &#224; l'infrastructure et &#224; la gestion de ressources Internet critiques, notamment administration du syst&#232;me de noms de domaine et d'adresses num&#233;riques Internet (adresses IP), administration du syst&#232;me de serveurs racines, normes techniques, homologage et interconnexion, infrastructure de t&#233;l&#233;communications (y compris technologies novatrices et convergentes) et passage au multilinguisme. Ces questions concernent directement la gouvernance de l'Internet et rel&#232;vent des organisations existantes qui en sont charg&#233;es ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	b)	Questions relatives &#224; l'utilisation de l'Internet, notamment le pollupostage, la s&#233;curit&#233; des r&#233;seaux et la cyberd&#233;linquance. Bien que ces questions soient directement li&#233;es &#224; la gouvernance de l'Internet, la nature de la coop&#233;ration mondiale requise n'est pas bien d&#233;finie ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	c)	Questions qui concernent l'Internet mais dont les r&#233;percussions le d&#233;passent largement et qui rel&#232;vent de la comp&#233;tence d'organisations existantes, comme les droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle ou le commerce international. Le GTGI a entrepris d'examiner la mesure dans laquelle ces questions sont abord&#233;es de mani&#232;re compatible avec la D&#233;claration de principes ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	d)	Questions relatives aux aspects de la gouvernance de l'Internet qui ont trait au d&#233;veloppement, en particulier renforcement des capacit&#233;s dans les pays en d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;27.	Apr&#232;s avoir examin&#233; en profondeur les questions relevant de ces quatre grands domaines, le GTGI a recens&#233; et indiqu&#233; dans son rapport de base les questions d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral qui ont un rapport avec la gouvernance de l'Internet. Il appelle l'attention du SMSI sur la liste ci-apr&#232;s qui &#233;num&#232;re celles qui pr&#233;sentent le plus haut degr&#233; de priorit&#233; en indiquant pour chacune d'elles les probl&#232;mes y relatifs : 28. 29.	Administration des fichiers et du syst&#232;me de la zone racine 30. Le contr&#244;le est exerc&#233; de fa&#231;on unilat&#233;rale par le Gouvernement des &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Pour des raisons qui ont trait &#224; l'histoire de l'Internet, le syst&#232;me actuel est tel qu'un gouvernement seulement est en mesure d'autoriser une modification des fichiers de la zone racine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Les relations avec les responsables des serveurs racines ne pr&#233;sentent pas un caract&#232;re officiel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Les responsables de la zone racine s'acquittent aujourd'hui de leurs fonctions en l'absence de toute relation officielle avec quelque autorit&#233; que ce soit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;31.	Frais d'interconnexion
32. Les co&#251;ts sont r&#233;partis de mani&#232;re in&#233;gale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Les fournisseurs d'acc&#232;s &#224; l'Internet situ&#233;s dans des pays &#233;loign&#233;s des dorsales du r&#233;seau mondial, en particulier dans les pays en d&#233;veloppement, doivent assumer l'int&#233;gralit&#233; du co&#251;t des circuits internationaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il n'existe aucun m&#233;canisme mondial de gouvernance de l'Internet appropri&#233; et efficace susceptible de r&#233;soudre le probl&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;17.	Stabilit&#233; et s&#233;curit&#233; de l'Internet et cyberd&#233;linquance&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il n'existe pas de m&#233;canismes multilat&#233;raux propres &#224; garantir la stabilit&#233; et la s&#233;curit&#233; des r&#233;seaux qui sous-tendent les services et applications formant l'infrastructure de l'Internet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il n'existe pas d'outils ou m&#233;canismes efficaces dont les pays puissent se pr&#233;valoir pour pr&#233;venir et poursuivre les infractions commises dans d'autres juridictions &#224; l'aide de moyens technologiques situ&#233;s &#224; l'int&#233;rieur ou &#224; l'ext&#233;rieur du territoire o&#249; l'infraction a caus&#233; des effets pr&#233;judiciables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;18.	Pollupostage&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Le probl&#232;me n'est pas abord&#233; de mani&#232;re unifi&#233;e et coordonn&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il n'existe ni consensus mondial sur la d&#233;finition du pollupostage ni m&#233;canisme mondial permettant d'y faire face ni moyen de rendre efficaces les l&#233;gislations nationales en la mati&#232;re. Toutefois un nombre croissant d'accords bilat&#233;raux et multilat&#233;raux sont conclus entre les pays en vue de faire appliquer les lois nationales contre le pollupostage, de partager les pratiques optimales et de coop&#233;rer &#224; la recherche de solutions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;19.	V&#233;ritable participation &#224; l'&#233;laboration d'une politique mondiale&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	La participation d'un grand nombre de parties prenantes aux m&#233;canismes de gouvernance se heurte &#224; des obstacles importants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	On constate souvent une absence de transparence, d'ouverture et de processus participatif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	La participation aux travaux de certaines organisations intergouvernementales et autres organisations internationales est souvent limit&#233;e et on&#233;reuse, en particulier pour les pays en d&#233;veloppement, les populations autochtones, les organisations de la soci&#233;t&#233; civile et les petites et moyennes entreprises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	L'acc&#232;s aux contenus cr&#233;&#233;s par certaines organisations intergouvernementales et autres organisations internationales est souvent r&#233;serv&#233; aux membres de ces organisations ou bien d'un co&#251;t prohibitif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Du fait de la fr&#233;quence des r&#233;unions sur les politiques mondiales ou du lieu dans lequel elles sont organis&#233;es, certaines parties prenantes de r&#233;gions &#233;loign&#233;es ne peuvent y participer que de fa&#231;on limit&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il n'existe pas de m&#233;canisme mondial qui permette aux &#201;tats, en particulier aux pays en d&#233;veloppement, de participer &#224; l'examen de questions multisectorielles relatives &#224; l'&#233;laboration d'une politique Internet au niveau mondial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;20.	Renforcement des capacit&#233;s&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Les ressources ont &#233;t&#233; insuffisantes pour renforcer les capacit&#233;s dans divers domaines se rapportant &#224; la gestion de l'Internet au niveau national et pour assurer une participation effective &#224; la gouvernance mondiale de l'Internet, en particulier en ce qui concerne les pays en d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;21.	Attribution des noms de domaine&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Il est indispensable de mettre au point de nouvelles politiques et proc&#233;dures applicables aux noms de domaine g&#233;n&#233;riques de premier niveau (gTLD) .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	La n&#233;cessit&#233; d'&#233;laborer de nouvelles politiques en mati&#232;re de gestion et d'&#233;largissement du nombre des noms de domaine, qui d&#233;coule aussi de la complexit&#233; inh&#233;rente &#224; la question, a des r&#233;percussions importantes sur des questions fondamentales comme la r&#233;partition &#233;quitable des ressources, l'acc&#232;s universel et le multilinguisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;22.	Attribution des adresses IP&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	Les politiques en mati&#232;re d'attribution des adresses IP soul&#232;vent un certain nombre de pr&#233;occupations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Pour des raisons qui tiennent &#224; l'histoire de l'Internet, l'attribution des adresses Ipv4 est d&#233;s&#233;quilibr&#233;e. La question a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; abord&#233;e par les registres Internet r&#233;gionaux (RIR). Compte tenu du passage &#224; Ipv6 , certains pays estiment que les politiques d'attribution des adresses Internet devraient garantir l'acc&#232;s aux ressources sur une base g&#233;ographique &#233;quilibr&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;23.	Droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle (DPI) 24. Application des droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle &#224; l'espace cybern&#233;tique&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Bien que l'on s'accorde sur la n&#233;cessit&#233; de trouver un &#233;quilibre entre les droits des titulaires et ceux des utilisateurs, les points de vue divergents quant &#224; la nature exacte de l'&#233;quilibre optimal pour toutes les parties prenantes et &#224; la question de savoir si le syst&#232;me actuel des RIR est capable de r&#233;soudre les nouveaux probl&#232;mes associ&#233;s &#224; l'espace cybern&#233;tique. D'un c&#244;t&#233;, les titulaires de droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle s'inqui&#232;tent du grand nombre d'infractions, telle la piraterie num&#233;rique, et des technologies mises au point pour faire &#233;chec aux mesures de protection visant &#224; emp&#234;cher ces infractions ; de l'autre, les internautes s'inqui&#232;tent de l'existence d'oligopoles, des obstacles qui entravent l'acc&#232;s aux contenus num&#233;riques et son utilisation et de ce qu'ils per&#231;oivent comme le caract&#232;re d&#233;s&#233;quilibr&#233; des r&#232;gles actuellement en vigueur en ce qui concerne les RIR.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;25.	Libert&#233; d'expression
26. Restrictions &#224; la libert&#233; d'expression&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Les mesures qui sont prises en ce qui concerne l'Internet pour des raisons de s&#233;curit&#233; ou pour lutter contre la d&#233;linquance peuvent entra&#238;ner des violations des dispositions de la D&#233;claration universelle des droits de l'homme et de la D&#233;claration de principes du SMSI qui concernent la libert&#233; d'expression.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;27.	Protection des donn&#233;es et respect de la vie priv&#233;e
28. Le droit au respect de la vie priv&#233;e et &#224; la protection des donn&#233;es n'est pas garanti ou les dispositions pr&#233;vues ne sont pas syst&#233;matiquement appliqu&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il n'existe pas de l&#233;gislations nationales ou normes mondiales applicables en ce qui concerne le droit au respect de la vie priv&#233;e et &#224; la protection des donn&#233;es sur l'Internet ; de ce fait, les internautes ont fort peu de moyens &#224; leur disposition, si tant est qu'ils en aient, pour faire conna&#238;tre leurs droits en la mati&#232;re m&#234;me lorsque ces droits sont reconnus par la loi. On peut en voir un exemple dans l'absence apparente de protection des donn&#233;es personnelles qui caract&#233;risent certaines des bases de donn&#233;es du WHOIS .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;29.	Droits du consommateur
30. &#8226;	Il n'existe pas de normes mondiales applicables aux droits du consommateur sur l'Internet, par exemple pour ce qui est de l'achat de biens sur un site &#233;tranger ; en fait, les internautes ont &#224; leur disposition fort peu de moyens, si tant est qu'ils en aient, de faire valoir leurs droits, m&#234;me lorsque ces droits sont reconnus par la loi. Dans le cas des produits num&#233;riques et des services en ligne, il est difficile pour le consommateur de faire pleinement et concr&#232;tement appliquer ses droits traditionnels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;31.	Multilinguisme
32. &#8226;	Les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s sur la voie du multilinguisme sont insuffisants. Parmi les questions encore non r&#233;solues, on peut citer les normes applicables aux noms de domaine multilingues de premier niveau, les adresses &#233;lectroniques, la recherche de mots clefs et l'insuffisance des contenus multilingues locaux. On constate aussi l'absence de coordination au niveau international.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;33.	Le GTGI a recens&#233; d'autres questions importantes comme la convergence et les &#171; r&#233;seaux de la prochaine g&#233;n&#233;ration &#187; ainsi que le commerce et les transactions en ligne, mais ne les a pas analys&#233;es en d&#233;tail.
34. IV.	Trouver un terrain d'entente concernant
les r&#244;les et responsabilit&#233;s respectifs de toutes
les parties prenantes &#224; la fois dans les pays
industrialis&#233;s et dans les pays en d&#233;veloppement&lt;/p&gt; &lt;p&gt;35.	Conscient du r&#244;le essentiel que jouent toutes les parties prenantes dans la gouvernance de l'Internet, le GTGI a d&#233;cid&#233; de consacrer la pr&#233;sente question &#224; une description des fonctions et responsabilit&#233;s des principaux int&#233;ress&#233;s - &#201;tats, secteur priv&#233;, soci&#233;t&#233; civile, organisations intergouvernementales et internationales - telles qu'esquiss&#233;es dans la D&#233;claration de principes du SMSI . Il reconna&#238;t &#233;galement le r&#244;le important des milieux universitaires et techniques.
36. 37.	Pouvoirs publics. Les r&#244;les et responsabilit&#233;s des &#201;tats sont les suivants :
38. &#8226;	&#201;laborer, coordonner et appliquer des politiques publiques, selon les besoins, au niveau national, et &#233;laborer et coordonner les politiques aux niveaux r&#233;gional et international.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Cr&#233;er un environnement favorable au d&#233;veloppement des technologies de l'information et des communications (TIC).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Assurer des fonctions de contr&#244;le.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Mettre au point et adopter des lois, r&#233;glementations et normes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Conclure des trait&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	D&#233;finir des pratiques optimales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Favoriser le renforcement des capacit&#233;s en mati&#232;re de TIC et au moyen de TIC.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Promouvoir la recherche et le d&#233;veloppement s'agissant de technologies et de normes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Faciliter l'acc&#232;s aux services TIC.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Lutter contre la cybercriminalit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Promouvoir la coop&#233;ration internationale et r&#233;gionale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Promouvoir le d&#233;veloppement des infrastructures ainsi que des applications TIC.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Prendre en charge les aspects g&#233;n&#233;raux du d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Promouvoir le multilinguisme et la diversit&#233; culturelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	R&#233;gler les diff&#233;rends et faire fonction d'arbitre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;39.	Secteur priv&#233;. Les r&#244;les et responsabilit&#233;s du secteur priv&#233; sont les suivants :
40. &#8226;	Assurer son autor&#233;gulation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	D&#233;finir les pratiques optimales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	&#201;laborer des propositions, directives et instruments de politique g&#233;n&#233;rale &#224; l'intention des d&#233;cideurs et d'autres parties prenantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Effectuer des travaux de recherche-d&#233;veloppement en ce qui concerne les technologies, les normes et les processus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Contribuer &#224; l'&#233;laboration des l&#233;gislations nationales et participer &#224; celle des politiques aux niveaux national et international.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Favoriser l'innovation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Faire fonction d'arbitre et faciliter le r&#232;glement des diff&#233;rends.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Promouvoir le renforcement des capacit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;41.	Soci&#233;t&#233; civile. Les r&#244;les et responsabilit&#233;s de la soci&#233;t&#233; civile sont les suivants :
42. &#8226;	Faire mieux conna&#238;tre la question et renforcer les capacit&#233;s (savoir, formation, partage des comp&#233;tences).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Promouvoir divers objectifs d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Faciliter la constitution de r&#233;seaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Mobiliser les citoyens au sein de processus d&#233;mocratiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Faire conna&#238;tre le point de vue de groupes marginalis&#233;s, par exemple celui de communaut&#233;s exclues et de militants locaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Participer &#224; l'&#233;laboration de politiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Offrir des services sp&#233;cialis&#233;s, ses comp&#233;tences, son exp&#233;rience et son savoir dans divers domaines d'action relatifs aux TIC.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Contribuer &#224; des processus et politiques plus participatifs, davantage ax&#233;s sur le facteur humain et plus largement ouverts &#224; tous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Effectuer des travaux de recherche-d&#233;veloppement en ce qui concerne les technologies et les normes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	&#201;laborer des pratiques optimales et les faire conna&#238;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Veiller &#224; ce que les forces politiques et commerciales r&#233;pondent aux besoins de tous les membres de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Encourager la responsabilit&#233; sociale et la pratique de la bonne gouvernance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Pr&#233;coniser la mise au point de projets et activit&#233;s sociaux pr&#233;sentant un int&#233;r&#234;t crucial m&#234;me s'ils ne sont ni &#171; &#224; la mode &#187; ni rentables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Contribuer &#224; faire pr&#233;valoir une conception de la soci&#233;t&#233; de l'information centr&#233;e sur l'homme et fond&#233;e sur les droits fondamentaux, le d&#233;veloppement durable, la justice sociale et l'autonomisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;43.	Le GTGI a reconnu par ailleurs que la contribution des milieux universitaires &#224; l'Internet &#233;tait tr&#232;s pr&#233;cieuse et constituait une des principales sources d'inspiration, d'innovation et de cr&#233;ativit&#233;. Il a estim&#233; de m&#234;me que les milieux techniques et ses organes &#233;taient tr&#232;s &#233;troitement associ&#233;s au fonctionnement de l'Internet, &#224; l'&#233;tablissement de normes et &#224; la mise au point de services en la mati&#232;re. Ces deux groupes contribuent de mani&#232;re permanente et utile &#224; la stabilit&#233;, &#224; la s&#233;curit&#233;, au bon fonctionnement et l'&#233;volution de l'Internet. Ils interagissent consid&#233;rablement avec tous les groupes de parties prenantes et au sein de ces groupes, avec leurs membres.
44. 45.	Le GTGI a &#233;galement examin&#233; les r&#244;les et responsabilit&#233;s respectifs des organisations intergouvernementales et internationales existantes et autres forums ainsi que les divers m&#233;canismes officiels et officieux pr&#233;vus pour la consultation entre ces institutions. Il a constat&#233; que la coordination pouvait dans une certaine mesure &#234;tre am&#233;lior&#233;e.
46.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	V.	&#171; &#201;ventuellement proposer des mesures &#224; prendre &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	A.	Recommandations relatives aux m&#233;canismes de gouvernance de l'Internet&lt;/p&gt; &lt;p&gt;47.	Le GTGI s'est pench&#233; sur la question de l'ad&#233;quation des m&#233;canismes de gouvernance de l'Internet existants &#224; la lumi&#232;re des principes &#233;nonc&#233;s dans les documents finals du SMSI et est arriv&#233; &#224; la conclusion qu'il y avait lieu de leur apporter certaines modifications pour les rendre plus conformes aux crit&#232;res retenus par ce dernier : transparence, responsabilisation, multilat&#233;ralisme et approche coordonn&#233;e de toutes les questions de politique publique qui concernent la gouvernance de l'Internet. Il a recens&#233; quatre principaux points qui m&#233;ritent l'attention : forum, politique publique et contr&#244;le au niveau mondial, coordination institutionnelle et coordination aux niveaux r&#233;gional, sous-r&#233;gional et national.
48. 49.	Le GTGI recommande que soit cr&#233;&#233; un espace nouveau dans lequel toutes les parties prenantes puissent s'entretenir sur un pied d'&#233;galit&#233; de toutes les questions qui se rapportent &#224; la gouvernance de l'Internet.
50. 51.	S'agissant des r&#244;les et responsabilit&#233;s des &#201;tats, le GTGI a d&#233;cid&#233; de pr&#233;senter diff&#233;rentes options au SMSI pour examen. Ses quatre propositions diff&#233;rentes compl&#232;tent toutes le forum d&#233;crit ci-apr&#232;s dans la section V.A.I.
52. 53.	Le GTGI a &#233;galement conclu qu'il serait bon d'am&#233;liorer la coordination institutionnelle ainsi que celle de l'action de toutes les parties prenantes aux niveaux r&#233;gional, sous-r&#233;gional et national.
54. 55.	On trouvera ci-apr&#232;s les quatre propositions du groupe de travail.
56.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	1.	Fonction de forum&lt;/p&gt; &lt;p&gt;57.	Le GTGI a constat&#233; que les structures existantes pr&#233;sentaient une lacune, dans la mesure o&#249; il n'existait pas de forum mondial o&#249; toutes les parties prenantes puissent d&#233;battre des questions de politique g&#233;n&#233;rale relatives &#224; l'Internet. Il a conclu qu'il serait bon d'ouvrir un espace propice &#224; un tel dialogue. On pourrait y aborder les questions multisectorielles et pluridimensionnelles, ainsi que les questions nouvelles qui, soit touchent plus d'une institution, soit ne rel&#232;vent d'aucune institution soit ne sont pas abord&#233;es de mani&#232;re coordonn&#233;e.
58. 59.	Le GTGI a &#233;galement fait observer que l'une de ses priorit&#233;s absolues &#233;tait de contribuer &#224; faire en sorte que toutes les parties prenantes des pays en d&#233;veloppement participent effectivement et utilement aux m&#233;canismes de gouvernance de l'Internet. Les institutions qui sont actuellement responsables de certaines de ces questions de politique publique li&#233;es &#224; l'Internet, comme l'Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques (OCDE), ne comptent g&#233;n&#233;ralement pas tous les pays du monde parmi leurs membres, si bien que les pays en d&#233;veloppement ne disposent pas d'une enceinte o&#249; d&#233;battre de ces questions. D'autres institutions qui sont, elles, de port&#233;e mondiale ont des centres d'int&#233;r&#234;t plus &#233;troits ou ne pr&#233;voient pas la participation de multiples parties prenantes. Les m&#233;canismes existants ne tiennent pas suffisamment compte de l'&#233;quilibre g&#233;ographique et de la diversit&#233; linguistique. Leur caract&#232;re et leur structure fragment&#233;s rendent &#233;galement plus difficile pour les pays en d&#233;veloppement de faire entendre leur voix.
60. 61.	Un des principaux objectifs du GTGI est de favoriser la pleine participation des pays en d&#233;veloppement aux dispositifs de gouvernance de l'Internet. Cet objectif correspond &#224; l'une des priorit&#233;s qu'il a identifi&#233;es au cours de ses travaux, &#224; savoir le renforcement des capacit&#233;s dans les pays en d&#233;veloppement.
62. 63.	Un tel espace ou forum de dialogue (d&#233;sign&#233; ci-apr&#232;s par le terme &#171; le forum &#187;) devrait autoriser la participation de toutes les parties prenantes sur un pied d'&#233;galit&#233;, qu'elles se trouvent dans les pays en d&#233;veloppement ou dans le monde industrialis&#233;. La parit&#233; des sexes devrait &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme un principe fondamental, l'objectif &#233;tant de parvenir &#224; une repr&#233;sentation &#233;gale des hommes et des femmes &#224; tous les niveaux. Il faudrait veiller tout particuli&#232;rement &#224; ce que la participation soit tr&#232;s diverse en ce qui concerne notamment la langue, la culture et la branche d'activit&#233; ainsi que la collaboration des autochtones, des personnes handicap&#233;es et d'autres groupes vuln&#233;rables.
64. 65.	Un tel forum devrait de pr&#233;f&#233;rence &#234;tre li&#233; &#224; l'ONU, d'une mani&#232;re qui reste &#224; d&#233;finir. Il serait mieux plac&#233; que les institutions Internet existantes pour encourager les pays en d&#233;veloppement &#224; participer &#224; un dialogue sur les mesures &#224; prendre. C'est l&#224; un avantage important en soi, dans la mesure o&#249; c'est surtout dans ces pays que l'Internet devrait se d&#233;velopper.
66. 67.	Ce forum devrait &#234;tre ouvert &#224; toutes les parties prenantes de tous les pays ; chacun des int&#233;ress&#233;s devrait avoir la possibilit&#233; d'y engager le dialogue sur n'importe quelles questions relevant de la gouvernance de l'Internet. Le forum serait renforc&#233; par des initiatives r&#233;gionales, sous-r&#233;gionales et nationales et compl&#233;t&#233; par des m&#233;canismes en ligne ouverts et participatifs. Il devrait appuyer le programme des TIC au service de d&#233;veloppement qui d&#233;coule des processus li&#233;s au SMSI et &#224; la r&#233;alisation des objectifs du Mill&#233;naire pour le d&#233;veloppement. Il pourrait notamment avoir pour fonction ce sui suit :
68. &#8226;	Assurer la liaison avec les organes intergouvernementaux et autres institutions pour les questions relevant de leur comp&#233;tence qui ont trait &#224; la gouvernance de l'Internet, comme le droit de propri&#233;t&#233; intellectuelle, le commerce &#233;lectronique, les &#233;changes de services et la convergence entre l'Internet et les t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Recenser les nouvelles questions, les porter &#224; l'attention des organes comp&#233;tents et faire des recommandations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Examiner les questions qui ne sont pas abord&#233;es ailleurs et, le cas &#233;ch&#233;ant, formuler des propositions d'action.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Mettre en liaison diff&#233;rents organes associ&#233;s &#224; la gestion de l'Internet, si n&#233;cessaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Contribuer au renforcement des capacit&#233;s en mati&#232;re de gouvernance de l'Internet dans les pays en d&#233;veloppement, en s'appuyant pleinement sur les sources de savoir et de comp&#233;tences locales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Promouvoir la cons&#233;cration des principes du SMSI dans les processus de gouvernance de l'Internet et l'&#233;valuer r&#233;guli&#232;rement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;69.	Il est &#233;vident qu'un tel forum ne devrait pas &#234;tre per&#231;u comme une prolongation du GTGI. Il devrait plut&#244;t &#234;tre cr&#233;&#233; sur le mod&#232;le des consultations ouvertes de ce dernier, appuy&#233; par une structure tr&#232;s l&#233;g&#232;re et orient&#233; par un processus de coordination associant diff&#233;rentes parties prenantes, encore &#224; d&#233;finir. Il faudrait &#233;viter le chevauchement avec les institutions existantes et tirer le meilleur parti possible des recherches et travaux effectu&#233;s par d'autres.
70. 71.	Le forum devrait forger des partenariats avec des universit&#233;s et instituts de recherche, de fa&#231;on &#224; se m&#233;nager un acc&#232;s r&#233;gulier &#224; des sources de savoir et de comp&#233;tences. Ces partenariats devraient rechercher l'&#233;quilibre g&#233;ographique et la diversit&#233; culturelle et promouvoir la coop&#233;ration entre toutes les r&#233;gions.
72.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	2.	Politique publique et contr&#244;le au niveau mondial&lt;/p&gt; &lt;p&gt;73.	Le GTGI a convenu que toute forme d'organisation pour la fonction de gouvernance/contr&#244;le devait respecter les principes suivants :
74. &#8226;	Aucun gouvernement ne devrait jouer &#224; lui seul un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant dans la gouvernance de l'Internet sur le plan international.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	La forme d'organisation associ&#233;e &#224; la fonction de gouvernance sera multilat&#233;rale, transparente et d&#233;mocratique, avec la pleine participation des &#201;tats, du secteur priv&#233;, de la soci&#233;t&#233; civile et des organisations internationales .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	La forme d'organisation associ&#233;e &#224; la fonction de gouvernance fera appel &#224; toutes les parties prenantes et les organisations intergouvernementales ou internationales concern&#233;es dans le cadre de leur r&#244;le respectif .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;75.	Le GTGI a convenu que, compte tenu du caract&#232;re de plus en plus international de l'Internet et du principe de l'universalit&#233;, il importait d'autant plus d'examiner les m&#233;canismes de gouvernance existants. Il s'est donc attel&#233; &#224; la t&#226;che et pr&#233;sente ici ses conclusions.
76. 77.	Il existe une grande diversit&#233; de fonctions de gouvernance, lesquelles peuvent recouvrir, entre autres, l'audit, l'arbitrage, la coordination, l'orientation et la r&#233;glementation, sans toutefois englober la participation &#224; la gestion op&#233;rationnelle au jour le jour de l'Internet lorsque celle-ci n'a pas d'incidence sur des questions de politique publique.
78. 79.	Le GTGI a envisag&#233; diff&#233;rents mod&#232;les organisationnels qu'il propose ci-apr&#232;s pour examen.
80.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Mod&#232;le 1&lt;/p&gt; &lt;p&gt;81.	Ce mod&#232;le envisage la cr&#233;ation d'un conseil mondial de l'Internet (CMI), compos&#233; de membres d&#233;sign&#233;s par chaque &#201;tat, sur la base d'une repr&#233;sentation r&#233;gionale ad&#233;quate, avec la participation d'autres parties prenantes. Ce conseil reprendrait les fonctions relatives &#224; la gouvernance de l'Internet sur le plan international qu'exerce actuellement le D&#233;partement du commerce du Gouvernement des &#201;tats-Unis. Il remplacerait &#233;galement le Comit&#233; consultatif gouvernemental (GAC) de l'ICANN.
82. 83.	Le CMI serait notamment charg&#233; de ce qui suit :
84. &#8226;	&#201;tablir les politiques publiques internationales en ce qui concerne l'Internet et assurer le contr&#244;le n&#233;cessaire en mati&#232;re de gestion des ressources Internet : ajouts ou suppressions dans le fichier de la zone racine, gestion des adresses IP, introduction des noms de domaines g&#233;n&#233;riques (gTLD), attribution et r&#233;attribution des noms de domaines de premier niveau de code de pays (ccTLD).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	&#201;tablir les politiques publiques internationales et coordonner les autres grandes questions relatives &#224; l'Internet comme le pollupostage, le respect de la vie priv&#233;e, la s&#233;curit&#233; informatique et la cyberd&#233;linquance, qui ne rel&#232;vent pas tout &#224; fait d'autres organisations intergouvernementales existantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Faciliter la n&#233;gociation de trait&#233;s, conventions et accords sur les politiques publiques relatives &#224; l'Internet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Favoriser la prise en compte de certaines questions de d&#233;veloppement dans l'ordre du jour de l'Internet au sens large et donner des conseils &#224; ce sujet, notamment mais pas seulement en mati&#232;re de renforcement des capacit&#233;s, de multilinguisme, de frais de connexion internationale &#233;quitables et fond&#233;s sur le co&#251;t et d'acc&#232;s &#233;quitable pour tous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Approuver les r&#232;gles et proc&#233;dures applicables aux m&#233;canismes de r&#232;glement des diff&#233;rends et faire fonction d'arbitre si n&#233;cessaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;85.	La relation entre le CMI et les institutions techniques et op&#233;rationnelles de l'Internet tel un ICANN r&#233;form&#233; et internationalis&#233; devrait &#234;tre officialis&#233;e. Dans le pr&#233;sent mod&#232;le, l'ICANN rendrait compte au CMI.
86. 87.	Le CMI devrait avoir l'ONU comme point d'ancrage.
88. 89.	Les &#201;tats joueraient un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant en ce qui concerne les questions dont cet organe serait charg&#233;. Le secteur priv&#233; et la soci&#233;t&#233; civile participeraient &#224; ses travaux &#224; titre consultatif.
90.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Mod&#232;le 2&lt;/p&gt; &lt;p&gt;91.	Il n'est pas indispensable de cr&#233;er un organe de contr&#244;le sp&#233;cifique.
92. 93.	Il peut &#234;tre n&#233;cessaire de renforcer le r&#244;le du Comit&#233; consultatif gouvernemental de l'ICANN (GAC) pour r&#233;pondre aux pr&#233;occupations de certains &#201;tats concernant certaines questions bien pr&#233;cises.
94. 95.	Le forum propos&#233; ci-dessus &#224; la section V.A.1, auquel participeraient pleinement et sur un pied d'&#233;galit&#233; toutes les parties prenantes, pourrait, outre les diverses fonctions d&#233;crites plus haut, assurer la coordination des contributions des participants, produire des analyses et formuler des recommandations sur certaines questions.
96. 97.	Ce forum assurerait la coordination des contributions des participants en cr&#233;ant un espace o&#249; toutes les questions se rapportant aux organismes de gouvernance de l'Internet existants pourraient &#234;tre ouvertement d&#233;battues. Ces d&#233;bats seraient rendus possibles par la transparence des organisation participantes, transparence dont tous les int&#233;ress&#233;s devraient s'engager &#224; faire preuve.
98. 99.	Le forum serait en rapport, par ailleurs, avec des initiatives ax&#233;es sur des points sp&#233;cifiques, ou lancerait lui-m&#234;me de telles initiatives afin de produire des analyses ou formuler des recommandations sur diff&#233;rentes questions relatives &#224; l'Internet. Devraient participer &#224; ces initiatives toutes les parties int&#233;ress&#233;es par la question, le but &#233;tant de formuler des recommandations &#224; l'intention du forum et des parties prenantes.
100.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Mod&#232;le 3&lt;/p&gt; &lt;p&gt;101.	Pour les questions de politique g&#233;n&#233;rale qui touchent les int&#233;r&#234;ts nationaux et afin qu'un seul gouvernement ne joue pas un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant dans la gouvernance internationale de l'Internet, un conseil international de l'Internet (CII) pourrait s'acquitter des fonctions correspondantes, en particulier en ce qui concerne les comp&#233;tences de l'ICANN/IANA.
102. 103.	Ce conseil pourrait en outre &#234;tre charg&#233; des questions de politique publique internationale relatives &#224; la gestion des ressources Internet ainsi que de celles qui ne rel&#232;vent pas de la comp&#233;tence d'autres organisations intergouvernementales existantes.
104. 105.	Les &#201;tats joueraient un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant au sein du CII pour ces questions, le secteur priv&#233; et la soci&#233;t&#233; civile participant aux travaux &#224; titre consultatif.
106. 107.	Le CII pourrait &#233;galement avoir pour fonction de contribuer &#224; placer certaines questions de d&#233;veloppement au premier plan de l'ordre du jour concernant l'Internet au sens plus large.
108. 109.	Ce nouvel organe pourrait rendre caduque le Comit&#233; consultatif gouvernemental (GAC).
110. 111.	L'internationalisation propos&#233;e devrait s'accompagner d'un accord de pays h&#244;te ad&#233;quat pour l'ICANN.
112.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Mod&#232;le 4&lt;/p&gt; &lt;p&gt;113.	Le mod&#232;le 4 regroupe trois domaines interd&#233;pendants de la gouvernance de l'Internet, &#224; savoir l'&#233;laboration de politiques, le contr&#244;le et la coordination mondiale, et propose les structures suivantes pour s'acquitter des fonctions correspondantes :
114. &#8226;	&#201;laboration de politiques publiques et prise de d&#233;cisions concernant des questions de politique publique internationales li&#233;es &#224; l'Internet, sous la direction des &#201;tats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Contr&#244;le de l'organe responsable au niveau mondial du fonctionnement technique et op&#233;rationnel de l'Internet, sous la direction du secteur priv&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Coordination mondiale du d&#233;veloppement de l'Internet gr&#226;ce &#224; un dialogue men&#233; sur un pied d'&#233;galit&#233; entre les &#201;tats, le secteur priv&#233; et la soci&#233;t&#233; civile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;115.	Conseil des politiques Internet mondiales (CPIM)
116. &#8226;	Le CPIM serait charg&#233; des questions de politiques publiques de port&#233;e internationale li&#233;es &#224; l'Internet et contribuerait une perspective de politique publique au processus d'&#233;laboration de normes techniques relatives &#224; l'Internet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Ce m&#233;canisme serait plac&#233; sous la direction des &#201;tats et charg&#233; de questions dont s'occupent des organisations intergouvernementales existantes et d'autres questions de politique publique qui ne rel&#232;vent actuellement de la comp&#233;tence d'aucune organisation particuli&#232;re ou qui sont communes &#224; plusieurs organes internationaux ou intergouvernementaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Le secteur priv&#233; et la soci&#233;t&#233; civile participeraient tous deux aux travaux du CPIM, en qualit&#233; d'observateurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;117.	Soci&#233;t&#233; mondiale pour l'attribution des noms de domaine et num&#233;ros sur l'Internet (WICANN)
118. &#8226;	La WICANN serait charg&#233;e du d&#233;veloppement de l'Internet du point de vue technique comme du point de vue &#233;conomique (elle aurait donc un r&#244;le semblable &#224; celui que joue actuellement l'ICANN). Il s'agirait d'un organe pilot&#233; par le secteur priv&#233; qui serait form&#233; &#224; partir d'un ICANN r&#233;form&#233; et internationalis&#233; li&#233; &#224; l'ONU.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Au sein de la WICANN, les &#201;tats auraient deux fonctions distinctes et s&#233;par&#233;es :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	-	Contr&#244;le de l'organe responsable, au niveau mondial, du fonctionnement technique et op&#233;rationnel de l'Internet (ICANN). Ce r&#244;le revient actuellement au D&#233;partement du commerce du Gouvernement des &#201;tats-Unis. Il serait attribu&#233; &#224; un Comit&#233; de contr&#244;le dont les membres seraient d&#233;sign&#233;s par l'organe intergouvernemental (Conseil des politiques Internet mondiales) et lui feraient rapport. Cette fonction de contr&#244;le ne pr&#233;senterait pas un caract&#232;re op&#233;rationnel ou de gestion ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	-	La deuxi&#232;me fonction serait consultative ; il s'agirait pour la WICANN de jouer un r&#244;le semblable &#224; celui que joue actuellement le Conseil consultatif gouvernemental (GAC) de l'ICANN.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Les &#201;tats et la soci&#233;t&#233; civile participeraient tous deux aux travaux de la WICANN, &#224; la fois en qualit&#233; d'observateurs et de conseillers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	La WICANN b&#233;n&#233;ficierait d'un accord avec le pays h&#244;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;119.	Forum mondial de la gouvernance de l'Internet (FMGI)
120. &#8226;	Le Forum mondial serait charg&#233; de faciliter la coordination (et l'examen) des questions de politiques publiques li&#233;es &#224; l'Internet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Les &#201;tats, le secteur priv&#233; et la soci&#233;t&#233; civile participeraient &#224; ce forum sur un pied d'&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	3.	Coordination institutionnelle&lt;/p&gt; &lt;p&gt;121.	Conform&#233;ment au paragraphe 50 de la D&#233;claration de principes du SMSI, le GTGI recommande aux secr&#233;tariats des organisations intergouvernementales et d'autres institutions qui s'occupent de questions de gouvernance de l'Internet de continuer &#224; am&#233;liorer la coordination de leurs activit&#233;s et &#224; &#233;changer des informations r&#233;guli&#232;rement aussi bien entre elles qu'avec les membres du forum.
122.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	4.	Coordination r&#233;gionale et nationale&lt;/p&gt; &lt;p&gt;123.	Le GTGI estime que la coordination internationale doit s'appuyer sur la coordination des politiques au niveau national. La gouvernance de l'Internet au niveau mondial ne peut &#234;tre effective que si elle cadre avec les politiques men&#233;es aux niveaux r&#233;gional, sous-r&#233;gional et national. Le GTGI recommande donc ce qui suit :
124. a)	Pour que les travaux sur la gouvernance de l'Internet soient pleinement appuy&#233;s aux niveaux r&#233;gional et sous-r&#233;gional, l'approche consistant &#224; faire appel &#224; de multiples parties prenantes doit &#234;tre adopt&#233;e dans toute la mesure possible dans toutes les r&#233;gions ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	b)	Il doit y avoir coordination entre toutes les parties prenantes au niveau national et il serait bon de cr&#233;er un comit&#233; permanent national de gouvernance de l'Internet auquel participeraient de multiples parties prenantes, ou un organe similaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	B.	Recommandations concernant la fa&#231;on d'aborder les questions relatives &#224; l'Internet&lt;/p&gt; &lt;p&gt;125.	Le GTGI a convenu qu'il existait deux conditions pr&#233;alables transcendant toutes les autres en mati&#232;re de renforcement de la l&#233;gitimit&#233; des processus de gouvernance de l'Internet :
126. &#8226;	Toutes les parties prenantes, en particulier celles des pays en d&#233;veloppement, doivent &#234;tre effectivement et utilement associ&#233;es au processus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Les capacit&#233;s n&#233;cessaires (savoir et ressources humaines, financi&#232;res et techniques) doivent &#234;tre cr&#233;&#233;es dans les pays en d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;127.	Le GTGI a recens&#233; un certain nombre de recommandations concernant les questions prioritaires d&#233;crites &#224; la section III. Certaines d'entre elles se rapportent aux divers m&#233;canismes de gouvernance de l'Internet propos&#233;s &#224; la section V.A, les autres n'ont &#233;t&#233; attribu&#233;es &#224; aucune institution sp&#233;cifique.
128. 129.	Administration des fichiers de la zone racine et des serveurs racines du syst&#232;me des noms de domaine
130. &#8226;	Il convient de d&#233;finir les arrangements institutionnels n&#233;cessaires pour garantir la continuit&#233;, la stabilit&#233; et la s&#233;curit&#233; du fonctionnement des serveurs racines du syst&#232;me des noms de domaine (DNS), ainsi que les responsabilit&#233;s de ces entit&#233;s et leurs relations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Comme il ne peut pas y avoir plus de 13 serveurs racines pour des raisons qui tiennent aux limites du protocole, il faudrait proc&#233;der &#224; une analyse des besoins pour d&#233;finir la fa&#231;on dont l'architecture devrait &#233;voluer pour r&#233;pondre aux besoins des utilisateurs finals et d&#233;terminer notamment s'il y aurait lieu de proc&#233;der &#224; une restructuration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il faudrait pr&#233;ciser les arrangements institutionnels n&#233;cessaires pour garantir la continuit&#233;, la stabilit&#233; et la s&#233;curit&#233; du fonctionnement du syst&#232;me racine pendant et apr&#232;s une &#233;ventuelle p&#233;riode de r&#233;forme de la gouvernance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;131.	Attribution des adresses IP
132. &#8226;	Il faudrait s'assurer, dans le cadre du passage &#224; IPv6, que les politiques en mati&#232;re d'attribution des adresses IP garantissent un acc&#232;s &#233;quitable aux ressources.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;133.	Frais de connexion
134. &#8226;	Il faudrait inviter des institutions internationales et la communaut&#233; des donateurs &#224; mener davantage d'&#233;tudes dans ce domaine, en particulier &#224; examiner d'autres solutions comme le d&#233;veloppement de dorsales IP r&#233;gionales et la cr&#233;ation de points d'acc&#232;s locaux et r&#233;gionaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il faudrait demander aux groupes qui &#233;tudient les questions li&#233;es &#224; la gouvernance de l'Internet de prendre acte de la D&#233;claration de principes du SMSI, de fa&#231;on &#224; pr&#233;senter un caract&#232;re multilat&#233;ral, transparent et d&#233;mocratique et d'&#234;tre &#224; m&#234;me de s'acquitter de leur t&#226;che de mani&#232;re coordonn&#233;e, en faisant appel &#224; de multiples parties prenantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il faudrait inviter les organisations internationales comp&#233;tentes &#224; faire rapport sur ces questions &#224; tout forum, organe ou m&#233;canisme que le SMSI cr&#233;erait pour s'occuper de questions relatives &#224; la gouvernance de l'Internet et &#224; la coordination mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il faudrait encourager les programmes de donateurs et autres m&#233;canismes de financement du d&#233;veloppement &#224; prendre note de la n&#233;cessit&#233; de financer des initiatives qui favorisent la connectivit&#233;, les points d'&#233;change Internet et la production de contenus locaux &#224; l'intention des pays en d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Sur la base des accords internationaux actuels, il faudrait encourager les parties int&#233;ress&#233;es &#224; poursuivre et approfondir leurs travaux au sein des organisations internationales comp&#233;tentes sur les questions touchant les liaisons Internet internationales .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;135.	Stabilit&#233; et s&#233;curit&#233; de l'Internet et cyberd&#233;linquance
136. &#8226;	Il faudrait s'efforcer, en liaison avec toutes les parties prenantes, de cr&#233;er entre les diff&#233;rentes autorit&#233;s de police nationales des dispositifs et proc&#233;dures compatibles avec une protection ad&#233;quate de la vie priv&#233;e, des donn&#233;es personnelles et autres droits fondamentaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Les &#201;tats, en coop&#233;ration avec toutes les parties prenantes, devraient se pencher sur la possibilit&#233; de mettre au point des outils et m&#233;canismes, notamment des trait&#233;s ou des dispositifs de coop&#233;ration, propres &#224; autoriser de v&#233;ritables enqu&#234;tes judiciaires sur les infractions commises dans l'espace cybern&#233;tique et contre des r&#233;seaux et ressources technologiques et la poursuite de leurs auteurs devant la justice, en se penchant sur le probl&#232;me de la juridiction transfronti&#232;res et ce, quel que soit le territoire &#224; partir duquel l'infraction a &#233;t&#233; commise ou celui o&#249; se trouve le moyen technologique employ&#233;, dans le respect de la souverainet&#233; des &#201;tats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;137.	Pollupostage
138. &#8226;	Il est indispensable qu'il y ait coordination au niveau mondial entre toutes les parties prenantes pour mettre au point des politiques et instruments techniques de lutte contre le pollupostage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Le SMSI devrait constater qu'il est indispensable de lutter contre le pollupostage et &#233;noncer des principes d'action communs touchant la coop&#233;ration dans ce domaine. Il devrait reconna&#238;tre que cette lutte doit se faire non seulement par le biais de la l&#233;gislation et de la r&#233;pression transfronti&#232;res, mais &#233;galement en encourageant l'industrie &#224; s'autor&#233;guler et en favorisant la recherche de solutions techniques, la cr&#233;ation de partenariats entre les pouvoirs publics et la communaut&#233; des internautes, en menant des campagnes de sensibilisation aupr&#232;s du public et en assurant la formation des utilisateurs. Dans ce contexte, il conviendrait de pr&#234;ter une attention particuli&#232;re aux obstacles auxquels se heurtent les pays en d&#233;veloppement en mati&#232;re de connexion &#224; l'Internet et de bande passante. Une d&#233;claration commune pourrait &#234;tre approuv&#233;e &#224; l'occasion du SMSI et annex&#233;e au(x) document(s) final(s) du Sommet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;139.	Libert&#233; d'expression
140. &#8226;	Il faudrait veiller &#224; ce que toutes les mesures prises en ce qui concerne l'Internet, en particulier pour des raisons de s&#233;curit&#233; ou afin de lutter contre la d&#233;linquance, n'entra&#238;nent pas de violations des principes sur lesquels reposent les droits de l'homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;141.	Participation effective &#224; l'&#233;laboration de politiques mondiales
142. &#8226;	Les organisations internationales, notamment les organisations intergouvernementales comp&#233;tentes, devraient veiller &#224; ce que toutes les parties prenantes, en particulier dans les pays en d&#233;veloppement, aient la possibilit&#233; de participer &#224; la prise des d&#233;cisions qui les concernent, et promouvoir et appuyer une telle participation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il faudrait s'efforcer tout particuli&#232;rement de pallier le manque de fonds qui emp&#234;chent les parties prenantes de pays en d&#233;veloppement de participer de mani&#232;re active et r&#233;guli&#232;re aux processus internationaux de gouvernance de l'Internet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;143.	Protection des donn&#233;es et respect de la vie priv&#233;e
144. &#8226;	Il faudrait encourager les pays d&#233;pourvus de lois relatives au respect de la vie priv&#233;e et/ou &#224; la protection des donn&#233;es personnelles, &#224; mettre au point des r&#232;gles et cadres juridiques clairs, avec la participation de toutes les parties prenantes, afin de prot&#233;ger les citoyens contre un mauvais usage de leurs donn&#233;es personnelles, en particulier les pays o&#249; il n'existe pas de tradition juridique dans ce domaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Le large &#233;ventail de questions relatives au respect de la vie priv&#233;e d&#233;crit dans le rapport de base devrait &#234;tre examin&#233; dans un cadre associant de multiples parties prenantes en vue de d&#233;finir les pratiques &#224; adopter pour y r&#233;pondre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Les politiques gouvernant les bases de donn&#233;es du WHOIS devraient &#234;tre revues de fa&#231;on &#224; tenir compte de l'existence de lois relatives au respect de la vie priv&#233;e applicables dans le pays o&#249; se trouve le prestataire d'enregistrement et dans celui o&#249; se trouve le titulaire de l'enregistrement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il faudrait d&#233;finir les politiques r&#233;gissant les syst&#232;mes mondiaux d'authentification &#233;lectronique et les besoins en la mati&#232;re dans un cadre associant de multiples parties prenantes et s'efforcer d'&#233;laborer dans ce domaine des propositions techniques ouvertes qui r&#233;pondent &#224; ces besoins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;145.	Droits du consommateur
146. &#8226;	Il faudrait s'efforcer de rendre pleinement et concr&#232;tement applicables les lois relatives &#224; la protection du consommateur et les m&#233;canismes de r&#233;pression &#224; la mati&#232;re, afin de prot&#233;ger le consommateur au cours de l'achat en ligne de biens physiques ou num&#233;riques et de services, notamment en cas de transactions transfronti&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il faudrait s'efforcer de d&#233;finir, en mati&#232;re de d&#233;fense des droits du consommateur, des normes sectorielles mondiales qui soient applicables &#224; l'utilisation et/ou &#224; l'achat en ligne de services de biens num&#233;riques. Ces efforts devraient &#234;tre approuv&#233;s par toutes les parties prenantes et tenir compte des lois et r&#233;glementations locales applicables en mati&#232;re de protection du consommateur, de droit de la propri&#233;t&#233; intellectuelle et autres questions connexes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il faudrait cr&#233;er un processus permanent associant de multiples parties prenantes pour &#233;valuer les technologies nouvelles susceptibles d'avoir une incidence sur les droits du consommateur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;147.	Multilinguisme
148. a)	Noms de domaine :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il faudrait veiller &#224; ce que soit &#233;labor&#233;e, de la base vers le sommet et selon un processus participatif, une politique transparente r&#233;gissant l'introduction de noms de domaine multilingues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il est indispensable de renforcer la participation de la coordination de tous les &#201;tats et de toutes les parties prenantes au processus de gouvernance pour promouvoir la mise au point et l'application de solutions multilingues en mati&#232;re de noms de domaine, notamment en ce qui concerne les adresses &#233;lectroniques et la recherche de mots clefs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il faudrait renforcer la coop&#233;ration entre le groupe IETF et les registres de noms de domaine internationalis&#233;s (IDN) , ce qui aurait pour effet de cr&#233;er un environnement international sain pour la poursuite de la mise au point de normes techniques et d'un plan d'action visant le d&#233;ploiement au niveau mondial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	b)	Contenus :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Il faudrait intensifier les efforts visant &#224; mettre au point des outils de cr&#233;ation de contenus afin de faciliter la production de contenus multilingues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;	&#8226;	Les &#201;tats, le secteur priv&#233; et la soci&#233;t&#233; civile sont encourag&#233;s &#224; promouvoir et cr&#233;er davantage de contenus dans les langues locales pour affichage sur l'Internet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Annexe&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Composition du Groupe de travail
sur la gouvernance de l'Internet
et de son secr&#233;tariat&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Pr&#233;sident&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nitin Desai&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Conseiller sp&#233;cial du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral pour le Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (Delhi/Mumbai)&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Membres&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Abdullah Al-Darrab&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Adjoint au Gouverneur de la Commission des affaires techniques, de la communication et des technologies de l'information d'Arabie saoudite (Riyad)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Carlos A. Afonso&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur de la planification au sein du R&#233;seau d'information pour le secteur tertiaire (Rits) ; membre du Comit&#233; directeur du Br&#233;sil pour l'Internet ; membre de Non-Commercial Users Constituency (Rio de Janeiro)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peng Hwa Ang&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Doyen de l'&#201;cole des communications et de l'information ; Universit&#233; technologique de Nanyang (Singapour)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Karen Banks&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Coordonnatrice de la mise en r&#233;seau et des actions de sensibilisation au sein de l'Association for Progressive Communications ; Directrice de GreenNet (Londres)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Faryel Beji&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PDG de l'Agence tunisienne de l'Internet (Tunis)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vittorio Bertola&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;sident du Comit&#233; consultatif extraordinaire de l'ICANN ; Pr&#233;sident et responsable technique principal de Dynamic Fun (Turin)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jos&#233; Alexandre Bicalho&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Membre du Comit&#233; directeur du Br&#233;sil pour l'Internet ; conseiller aupr&#232;s du Conseil d'administration de l'Agence nationale des t&#233;l&#233;communications (Brasilia)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kangsik Cheon&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur de l'exploitation d'International Business Development, Netpia (S&#233;oul)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Trevor Clarke&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Repr&#233;sentant permanent de la Barbade aupr&#232;s de l'Office des Nations Unies &#224; Gen&#232;ve (Gen&#232;ve)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avri Doria&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chercheuse-consultante (Providence, Rhode Island)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;William Drake&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;sident de Computer Professionals for Social Responsibility ; associ&#233; principal au Centre international pour le commerce et le d&#233;veloppement durable (Gen&#232;ve)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ra&#250;l Echeberr&#237;a&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PDG de Latin American and Caribbean Internet Addresses Registry (Montevideo)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dev Erriah&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;sident de l'Autorit&#233; des technologies de l'information et de la communication de l'&#238;le Maurice (Port-Louis)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Baher Esmat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur de la planification des t&#233;l&#233;communications au Minist&#232;re &#233;gyptien des technologies de l'information et de la communication (Le Caire)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Juan Fernandez&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Coordonnateur de la Commission du commerce &#233;lectronique de Cuba (La Havane)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ayesha Hassan&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Responsable des politiques en mati&#232;re de TIC ; Chambre de commerce internationale (Paris)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;David Hendon&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur des relations d'affaires au Minist&#232;re britannique du commerce et de l'industrie (Londres)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qiheng Hu&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Conseill&#232;re aupr&#232;s de la Commission des sciences et des technologies du Minist&#232;re chinois de l'industrie de l'information ; ex-Vice-Pr&#233;sidente de l'Acad&#233;mie des sciences de Chine (Beijing)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Willy Jensen&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Autorit&#233; norv&#233;gienne des postes et des t&#233;l&#233;communications (Oslo)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Wolfgang Kleinw&#228;chter&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Professeur de politique et r&#233;glementation en mati&#232;re de communications internationales &#224; l'Universit&#233; d'Aarhus (Aarhus)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jovan Kurbalija&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur de la DiploFoundation &#224; Gen&#232;ve/La Valetta (Gen&#232;ve)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Iosif Charles Legrand&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chercheur principal au California Institute of Technology (Pasadena, Californie)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donald MacLean&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur de MacLean Consulting (Ottawa)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Allen Miller&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur ex&#233;cutif de la World Information Technology and Services Alliance
(Arlington, Virginie)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jacqueline A. Morris&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Consultante (Port of Spain)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Olivier Nana Nz&#233;pa&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Coordonnateur de la Soci&#233;t&#233; civile africaine (Yaound&#233;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alejandro Pisanty&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur des services informatiques universitaires &#224; l'Universit&#233; nationale autonome de Mexico ; Vice-Pr&#233;sident du Conseil de l'ICANN (Mexico)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Khalilullah Qazi&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Conseiller &#224; la Mission permanente du Pakistan aupr&#232;s de l'Office des Nations Unies &#224; Gen&#232;ve (Gen&#232;ve)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rajashekar Ramaraj&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur g&#233;n&#233;ral de Sify Limited [Chennai (anciennement Madras)]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Masaaki Sakamaki&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur de la Division des communications informatiques au Minist&#232;re des affaires int&#233;rieures et de la communication (Tokyo)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Joseph Sarr&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;sident de la Commission des NTIC au Conseil r&#233;gional de Dakar (Dakar)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peiman Seadat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Conseiller &#224; la Mission permanente de l'Iran aupr&#232;s de l'Office des Nations Unies &#224; Gen&#232;ve (Gen&#232;ve)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charles Sha'ban&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur ex&#233;cutif d'Abu-Ghazaleh Intellectual Property (Amman)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lyndall Shope-Mafole&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;sidente de la Commission nationale pr&#233;sidentielle sur la soci&#233;t&#233; d'information et le d&#233;veloppement de l'Afrique du Sud (Pretoria)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Waudo Siganga&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;sident de Computer Society of Kenya (Nairobi)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Juan Carlos Solines Moreno&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur ex&#233;cutif de Gobierno Digital (Quito)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mikhail Yakushev&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur du Service juridique du Minist&#232;re des technologies de l'information et de la communication de la F&#233;d&#233;ration de Russie (Moscou)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peter Zangl&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Directeur g&#233;n&#233;ral adjoint &#224; la Direction g&#233;n&#233;rale de la soci&#233;t&#233; de l'information &#224; la Commission europ&#233;enne (Bruxelles)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean-Paul Zens&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Premier conseiller, Directeur du Service des m&#233;dias et des communications du Secr&#233;tariat d'&#201;tat du Luxembourg (Luxembourg)&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Secr&#233;tariat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Markus Kummer, coordonnateur ex&#233;cutif&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Frank March, conseiller principal en mati&#232;re de programmes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tarek Cheniti, consultant&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hind Eltayeb, assistant administratif&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Robert Shaw, &#224; temps partiel, d&#233;tach&#233; par l'UIT&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Howard Williams, &#224; temps partiel, d&#233;tach&#233; par l'universit&#233; de Strathclyde&lt;/p&gt; &lt;p&gt;David Satola, Banque mondiale (&#224; temps partiel &#224; titre personnel)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chengetai Masango, interne (avril-juillet 2005)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chango Mawaki, boursier, en collaboration avec DiploFoundation (juin 2005)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Seiiti Arata, boursier, en collaboration avec DiploFoundation (juin 2005)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dhrupad Mathur, boursier, en collaboration avec DiploFoundation (juin 2005)&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; Glossaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Adresse IP	Adresse protocole Internet : identifiant unique correspondant &#224; chaque ordinateur ou dispositif sur un r&#233;seau IP. Il existe actuellement deux types d'adresse IP active, la quatri&#232;me version (IPv4) et la sixi&#232;me version (IPv6). Introduite en 1983, IPv4 (qui utilise le chiffrement 32 bits) est la version la plus commun&#233;ment utilis&#233;e. Le d&#233;ploiement du protocole IPv6 a d&#233;but&#233; en 1999. Ce protocole utilise le chiffrement 128 bits. ASCII	Code am&#233;ricain normalis&#233; pour l'&#233;change d'information ; encodage sur 7 bits des caract&#232;res de l'alphabet romain
ccTLD	Nom de domaines de premier niveau de code de pays, par exemple .uk pour le Royaume-Uni, .de pour l'Allemagne ou .jp pour le Japon
DNS	Syst&#232;me de noms de domaine ; le DNS traduit les noms de domaine en adresses IP
Fichier de la zone racine	Fichier principal contenant des pointeurs vers les serveurs de noms pour tous les LTD
GAC	Comit&#233; consultatif gouvernemental (aupr&#232;s de l'ICANN)
GTGI	Groupe de travail sur la gouvernance de l'Internet
gTLD	Nom de domaine de premier niveau g&#233;n&#233;rique, tel que .com, .int, .net, .org, .info
IANA	Internet Assigned Numbers Authority
ICANN	Soci&#233;t&#233; pour l'attribution des noms de domaine et num&#233;ros sur l'Internet
IDN	Noms de domaine internationalis&#233;s : adresses Web utilisant un jeu de caract&#232;res autre que l'ASCII
IP	Protocole Internet
Ipv4	Quatri&#232;me version du protocole Internet
Ipv6	Sixi&#232;me version du protocole Internet
OMD	Objectifs du Mill&#233;naire pour le d&#233;veloppement
Prestataire d'enregistrement	Organe autoris&#233; par un registre &#224; vendre/enregistrer des noms de domaine pour le compte du registre. (On dit aussi d'un tel organe qu'il est &#171; accr&#233;dit&#233; &#187;.)
Registre	Un registre est une soci&#233;t&#233; ou une organisation qui maintient une base de donn&#233;es des enregistrements pour les TLD ou les blocs d'adresses IP (par exemple, les RIR
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.smsi-territoires.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; voir ci-apr&#232;s). Certains registres fonctionnent sans aucun prestataire d'enregistrement et d'autres utilisent les services de prestataires mais autorisent &#233;galement les enregistrements directs
RIR	Registre Internet r&#233;gional. Ces organismes &#224; but non lucratif sont charg&#233;s d'attribuer les adresses IP au niveau r&#233;gional aux fournisseurs d'acc&#232;s &#224; l'Internet et aux registres locaux
Serveurs racines	Les serveurs racines contiennent des pointeurs vers les serveurs qui g&#232;rent un domaine racine (zone d'autorit&#233;) (terme anglais : authoritative servers) pour tous les TLD. Outre les 13 serveurs racines originels qui couvrent le fichier de la zone racine g&#233;r&#233; par IANA, il existe &#224; pr&#233;sent un grand nombre de serveurs Anycast qui fournissent des informations identiques et ont &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233;s dans le monde entier par certains des 12 premiers responsables
SMSI	Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information
TIC	Technologies de l'information et des communications
TLD	Nom de domaine de premier niveau (voir aussi ccTLD et gTLD)
WHOIS	Le WHOIS est un protocole de demande de renseignement ax&#233; sur la transaction, commun&#233;ment utilis&#233; pour fournir des services d'information aux utilisateurs de l'Internet. Bien qu'utilis&#233; &#224; l'origine par la plupart des responsables des registres TLD (mais pas par tous) pour fournir des services &#171; Pages blanches &#187; et des informations concernant les noms de domaine enregistr&#233;s, il recouvre &#224; pr&#233;sent une gamme de services beaucoup plus vaste, notamment WHOIS RIR (recherche d'information concernant l'attribution d'adresses IP)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gouvernance et Territoires</title>
		<link>http://www.smsi-territoires.net/gouvernance-et-territoires-article0034.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.smsi-territoires.net/gouvernance-et-territoires-article0034.html</guid>
		<dc:date>2003-10-30T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Gouvernance de l'internet</dc:subject>

		<description>Vue de loin, la &#171; Gouvernance de l'internet &#187; parait assez inaccessible au plus grand nombre, envelopp&#233;e dans des voiles &#233;pais que l'on ne peut percer sans ma&#238;triser un langage bien particulier essentiellement form&#233; d'acronymes &#233;sot&#233;riques. Lorsqu'on s'en rapproche un peu, on d&#233;couvre qu'elle repose aussi sur une multitude de cercles, c&#233;nacles, groupes de travail ou groupuscules, eux-m&#234;mes form&#233;s par des personnes physiques dont les plus actives se (...)

-
&lt;a href="http://www.smsi-territoires.net/tribune-rubrique11.html" rel="directory"&gt;Tribune&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.smsi-territoires.net/gouvernance-de-l-internet_mot17.html" rel="tag"&gt;Gouvernance de l'internet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vue de loin, la &#171; Gouvernance de l'internet &#187; parait assez inaccessible au plus grand nombre, envelopp&#233;e dans des voiles &#233;pais que l'on ne peut percer sans ma&#238;triser un langage bien particulier essentiellement form&#233; d'acronymes &#233;sot&#233;riques. Lorsqu'on s'en rapproche un peu, on d&#233;couvre qu'elle repose aussi sur une multitude de cercles, c&#233;nacles, groupes de travail ou groupuscules, eux-m&#234;mes form&#233;s par des personnes physiques dont les plus actives se retrouvent un peu partout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car la gouvernance de l'internet, toute majestueuse et complexe qu'elle soit, repose en r&#233;alit&#233; sur les &#233;paules - et les d&#233;cisions - de quelques dizaines de personnes qui ont m&#233;rit&#233; ce pouvoir par leur entregent politique, leur capacit&#233; &#224; repr&#233;senter de puissants int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques, leur pr&#233;sence syst&#233;matique sur les groupes de discussions et dans les r&#233;unions internationales - et bien s&#251;r, last but not least, leur parfaite connaissance des dossiers trait&#233;s parfois appuy&#233;e sur une vraie comp&#233;tence et un r&#233;el d&#233;vouement &#224; l'int&#233;r&#234;t collectif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette organisation a toutefois un d&#233;faut. Aussi &#171; internationale &#187; que soit la composition des cercles de la gouvernance, aussi riches de comp&#233;tences et d'exp&#233;riences que puissent &#234;tre les acteurs de celle-ci au plus haut niveau, ils ne peuvent pas humainement suffire &#224; concentrer en eux toutes les aspirations des utilisateurs de l'internet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des aspirations en termes d'usages, de protection de la vie priv&#233;e, de facilit&#233;s offertes par les nouvelles technologies dans le cadre professionnel ou personnel, d'acc&#232;s aux diff&#233;rentes cultures. Des aspirations que chacun, c'est in&#233;vitable, d&#233;finit d'abord par rapport &#224; lui-m&#234;me, &#224; son &#171; v&#233;cu &#187;, &#224; ses besoins et &#224; son environnement imm&#233;diats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est donc assez paradoxal de voir la gouvernance de l'internet, qui vise &#224; g&#233;rer pour le bien de tous une ressource collective, d&#233;pendre d'un petit coll&#232;ge d'experts qui m&#234;me avec la meilleure volont&#233; du monde ne peut mat&#233;riellement pas, &#224; lui tout seul, d&#233;finir pr&#233;cis&#233;ment ce qu'est en r&#233;alit&#233; &#171; le bien de tous &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'o&#249; l'id&#233;e de faire participer les &#171; utilisateurs &#187; &#224; la gouvernance de l'internet, au demeurant assez ancienne et fortement contest&#233;e par les c&#233;nacles les plus jaloux de leur autorit&#233; sur le R&#233;seau. Ce principe pose en effet d'assez nombreux probl&#232;mes, qui tiennent d'abord &#224; la d&#233;finition pr&#233;cise de ce qu'est un &#171; utilisateur &#187;, et ensuite &#224; la difficile &#171; mobilisation &#187; de ceux-ci.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre d&#233;mocratie &#224; la fran&#231;aise, vieille de deux si&#232;cles mais encore un peu jeune &#224; l'&#233;chelle de l'Histoire, a elle-m&#234;me longtemps pein&#233; avant de parvenir &#224; cerner, par it&#233;rations successives, le concept de &#171; citoyennet&#233; &#187;. Il fallut d'abord enterrer un mod&#232;le censitaire privil&#233;giant les classes poss&#233;dantes ; il fallut ensuite convaincre ces messieurs que les citoyennes pouvaient voter elles aussi ; le suffrage universel n'est pour sa part vieux que d'une g&#233;n&#233;ration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'organisation de la gestion de l'internet est confront&#233;e &#224; de nombreux probl&#232;mes techniques, juridiques et &#233;conomiques, mais elle devra aussi r&#233;pondre un jour sans ambiguit&#233; &#224; la question lancinante de savoir ce que sont les utilisateurs et quelle place ils peuvent ou doivent occuper dans ses instances de r&#233;flexion et surtout, de d&#233;cision.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'exp&#233;rience des &#233;lections &#171; At-large &#187; men&#233;es par l'&lt;a href='http://www.icann.org/' class='spip_out'&gt;ICANN&lt;/a&gt; durant l'&#233;t&#233; 2000 a montr&#233; toute la puissance, mais aussi toutes les limites de la participation des utilisateurs &#224; la gouvernance. La puissance, parce qu'au lieu des 5 000 votants attendus, ce furent 150 000 internautes qui vot&#232;rent pour &#233;lire leurs repr&#233;sentants au Conseil d'Administration de l'&lt;a href='http://www.icann.org/' class='spip_out'&gt;ICANN&lt;/a&gt;. Les limites, parce que des syst&#232;mes techniques mal dimensionn&#233;s pour supporter un tel afflux &#171; explos&#232;rent &#187; pendant plusieurs jours, et que certains repr&#233;sentants finalement &#233;lus le furent en grande partie parce qu'ils avaient su mobiliser des communaut&#233;s bien organis&#233;es mais non repr&#233;sentatives de l'ensemble des utilisateurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face &#224; ce paradoxe, l'organisation des utilisateurs aux niveaux local, puis r&#233;gional, puis national, avant d'embrasser des continents entiers, peut apporter un certain nombre de solutions. D&#233;mystifier la gouvernance n'est rien ; y int&#233;resser les utilisateurs est beaucoup plus ardu. Et quoi de plus logique que de les &#171; mobiliser &#187; en leur montrant qu'elle peut les aider concr&#232;tement &#224; r&#233;pondre &#224; leurs attentes ou &#224; prot&#233;ger leurs int&#233;r&#234;ts ? La gouvernance de l'internet, ce n'est pas - ou cela ne devrait pas &#234;tre - un Conseil d'administration et des r&#233;unions d'experts o&#249; les int&#233;r&#234;ts personnels sont rarement absents des d&#233;cisions rendues au nom de l'int&#233;r&#234;t collectif. Cela pourrait &#234;tre, dans un mod&#232;le de &#171; gouvernance de proximit&#233; &#187;, un syst&#232;me qui repr&#233;sente la somme des aspirations de la communaut&#233; des utilisateurs de l'internet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il reste encore bien du chemin &#224; parcourir avant d'atteindre &#224; ce qui est encore une utopie, et l'histoire du XXe si&#232;cle a prouv&#233; que les soci&#233;t&#233;s humaines auraient plut&#244;t &#224; se plaindre des &#171; acc&#233;l&#233;rations &#187; op&#233;r&#233;es pour leur assurer un avenir radieux. S'il n'y a pas de recette miracle, on peut toutefois croire que la gouvernance commence humblement l&#224; o&#249; quelques utilisateurs soucieux de ne pas subir passivement les d&#233;cisions venues d'ailleurs se rassemblent pour discuter de ce qui pourrait &#234;tre fait, &#224; l'&#233;chelle de leur ville, de leur d&#233;partement ou de leur r&#233;gion, pour faire en sorte que le d&#233;ploiement de l'internet soit b&#233;n&#233;fique au plus grand nombre de leurs concitoyens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une passerelle fragile pourrait donc &#234;tre jet&#233;e entre les concepts d'internaute et de citoyen, r&#233;unis dans une ambivalence sulfureuse qui contribue partiellement &#224; expliquer les positions de nombreux gouvernements. Cette &#171; d&#233;mocratie &#187; qui pourrait un jour exister sur internet - ou gr&#226;ce &#224; l'internet ? - surprend les &#171; vraies &#187; d&#233;mocraties et inqui&#232;te les autres. Sans trancher sur cette &#233;pineuse question, une chose est s&#251;re : les utilisateurs doivent apprendre &#224; s'organiser s'ils veulent un jour compter dans la gouvernance et l'amener &#224; r&#233;pondre &#224; leurs aspirations. Dans cet apprentissage, la r&#233;flexion sur une &#171; gouvernance de proximit&#233; &#187; para&#238;t &#234;tre une &#233;tape aussi importante que difficile &#224; &#233;viter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lo&#239;c Damilaville&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Membre de l'&lt;a href='http://www.isoc.asso.fr/' class='spip_out'&gt;ISOC France&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
